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01/05/2015

avis jeu Heavy Rain

 Heavy Rain, un thriller psychologique, cherche à vous mettre dans la peau de vos personnages. Êtes-vous prêt à tuer, prêt à mourir pour découvrir l’identité du tueur? Chaque décision est un dilemme et elles devront parfois se prendre en moins de temps qu’on respire. Si votre subconscient s’affirme alors, c’est plutôt votre conscience qui devra vivre avec les conséquences.   

En ouvrant le boitier du jeu, vous découvrirez une feuille de papier carrée. Après avoir inséré le disque dans la console et démarré l’installation, vous devrez suivre des instructions à l’écran afin de faire de l’origami et transformer cette feuille en oiseau. Déjà, Heavy Rain affirme son caractère unique et cherche à vous faire participer. Cette philosophie de vivre une expérience, vivre l’histoire, est centrale à Heavy Rain et influence tous les aspects de ce meurtrier mystère moderne fortement empreint du film noir et assaisonné d’éléments de suspense.

 

heavy rain.PNG Puisque l’histoire compte pour une grande partie du plaisir de compléter le jeu, j’éviterai de donner trop de détails. Au début, vous incarnez Ethan Mars, un architecte (sans personnalité), marié et père de deux garçons, qui vit dans une chouette maison dans une ville de la côte est américaine. Une tragédie survient et change la destinée d’Ethan, qui sera mêlée à celle de l’Origami Killer, un tueur en série qui s’attaque aux enfants. Outre Ethan, vous aurez à jouer trois autres personnages : Jayden Norman (agent du FBI), Scott Shelby (détective privé) et Madison Paige (journaliste).

L’introduction sert surtout à faire découvrir la mécanique du jeu. Vous apprendrez donc à faire avancer Ethan avec le bouton R2, et changer de direction avec le bâton analogique gauche. C’est probablement l’aspect du jeu le moins bien réalisé. Le problème, c’est que le bâton sert à donner une direction par rapport à la caméra et non pas par rapport au personnage. Si la caméra change d’angle, disons de derrière à devant vous, votre personnage fait demi-tour! Il n’est donc pas rare de se retrouver à faire des cercles sur soi-même…

 

Cette manière un peu inhabituelle a l’avantage de libérer le bâton analogique droit qui sert à compléter divers mouvements et actions. Par exemple, pour ramasser un objet, vous devez faire un mouvement vers le bas. Pour ouvrir le réfrigérateur, un petit coup par en haut et un demi-cercle vers la droite. Toutes les actions du jeu se complètent par de tels mouvements. C’est très simple et on a effectivement l’impression de faire les actions.

À la manière de Final Fantasy ou God of War, le jeu utilise des séquences interactives (Quick Time Events) pendant lesquelles vos interventions servent à influencer le déroulement d’une scène. Le système est particulièrement réussi lors de séquences d’action, que ce soit une bataille ou une poursuite en voiture. Vous devez appuyer divers boutons et utiliser le bâton droit, parfois en séquences complexes et nécessitant des combinaisons de boutons. Si vous échouez trop de manœuvres, le résultat de la scène peut s’avérer néfaste, et même coûter la vie à un personnage. J’ai rarement été aussi emballé par des scènes d’action, et encore moins été victime de manœuvres acrobatiques aussi complexes avec une manette! 

En appuyant sur L2, vous voyez à l’écran les pensées de votre personnage et vous pouvez appuyer sur un bouton pour les entendre et ainsi vous donner des pistes d’actions. Lorsque vous parlez à quelqu’un, des options de réponses apparaissent et vous devez appuyer, parfois très rapidement, sur un bouton pour choisir ce que vous direz. Toutefois, vous ne voyez que quelques mots, alors il faut savoir que la réponse complète peut prendre une tangente inattendue. 

 

Toutes ces mécaniques ont pour but de vous faire participer activement à l’histoire, mais aussi au quotidien des personnages. Cela me fait beaucoup penser aux Sims, en particulier au début du jeu où Ethan doit prendre sa douche (à éviter pendant une soirée de jeu vidéo avec les mecs!), boire son café, mettre la table, etc. Sinon, Heavy Rain est construit comme un jeu d’aventure PC traditionnel (King Quest, Myst, Syberia, etc.), à la différence près que l’univers est en 3D et qu’il est possible de se déplacer librement dans chaque environnement.

 

à suivre ...

14:23 Publié dans Jeux | Lien permanent