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20/01/2015

DOSSIER Jeu et cinéma : Fusions forceps

 

John Landau, proche collaborateur de James Cameron, explique pour justifier le rapprochement inévitable du cinéma et du jeu vidéo que, dorénavant, le cinéaste titanesque envisage de travailler sur un plateau totalement virtuel, y compris avec des silhouettes digitales. Il est suggéré ici que Cameron répétera tout son film en numérique avant de décider comment le filmer.

David Fincher (Fight Club, 1999, Panic Room, 2002), autre cinéaste à l'avant-garde digitale, utilise depuis longtemps lui-même l'image de synthèse animée pour, en particulier, remplacer le storyboard dessiné traditionnel. Et, dans un mélange de réticences et d'enthousiasme, Steven Spielberg - dont la scène du débarquement de son Soldat Ryan (98) a provoqué toute la vague de jeux de guerre en vue subjective de Medal of Honor à Call of Duty et qui travaille sur trois jeux "inédits" avec Electronic Arts - vient de se mettre lui aussi au storyboard digital numérique avec La Guerre des Mondes.

Le décor de synthèse en 3D du film Avatar de James Cameron doit pouvoir servir au jeu vidéo en ligne et multijoueur. "Les films et les MMO (comme World of Warcraft, Wow : voir protein-gold ) ne sont pas très différents" affirme John Landau. Pour lui, la création "physique" d'un monde virtuel suffit à faire le rapprochement entre les deux médiums.

Une appréciation évidemment toute personnelle. Les MMO sont une branche très particulière et conceptuellement assez paresseuse du jeu vidéo puisqu'il s'agit principalement d'offrir un terrain d'exploration virtuel sans limite d'espace et de temps réel où les joueurs errent rythmés par leurs rencontres et, essentiellement, leurs affrontements à l'aide de quelques outils interactifs (armes, gestions d'objets, interface de communication…).

Les fameux Sims, ou même les MMO, sont plutôt au jeu vidéo ce que la télé réalité (Loft Story) est au cinéma. Une sorte de panier de crabes où les gens s'inventent des activités avec les moyens du bord. Bien qu'interactif et nécessitant la participation active du joueur, le jeu vidéo au sens plein est pourtant bel est bien un moyen d'expression, un art. Il a besoin d'un auteur pour lui insuffler une personnalité qui s'exprime non seulement dans l'apparence mais dans les rouages de l'interactivité, celle là même qui singularise totalement l'expérience jeu vidéo depuis qu'elle ne cesse, de Tetris ou Rez à Gears of War ou Super Mario Galaxy sur Wii, de repousser ses limites.

L'espace, le temps, le degré de réactivité, les changements de rythme, la présence physique du monde et des codes de conduites associés, les personnages jouables ou non, sont autant d'instruments avec lesquels un jeu vidéo doit jouer sa musique originale. Même si le fameux qualificatif "bac à sable" essaie de résumer une forme de liberté d'agir dans le jeu vidéo, il ne faut pas le confondre avec une absence de contrôle des mécanismes de jeux. Au contraire

 

20:19 | Lien permanent

21/12/2014

South Park : Let’s Go Tower Defense Play ! - testing

 

Plus d’une séance de psy serait nécessaire pour cerner les personnalités du quatuor d’une petite ville du Colorado, Kenny, Kyle, Stan et Cartman. Mais rien à faire ! Ces quatre personnages issus de la série South Park s’exportent même sur consoles, le plus souvent dans des adaptions franchement ridicules. Qu’à cela ne tienne, Microsoft et Doublesix prennent le pari de réaliser une aventure de tower defense, prenant place dans les décors de la célèbre série satirique et politiquement incorrecte, South Park.

 

Oh My God ! They killed Kenny

 

Depuis la canonisation des Quake-Like, on le sait, buter des aliens à tour de bras est plus qu’un concept, c’est avant tout un moyen de vendre, cool non ?! Alors pour stopper l’avènement des amis de E.T. sur consoles, Doublesix décide de lancer sur Xbox 360 un style à la mode, en respectant parfaitement l’intégrité et l’ambiance tant adulées par les fans de la série animée South Park. Comme dans tout tower defense, l’objectif est de stopper des envahisseurs qui tentent d’envahir un périmètre, le tout en plaçant stratégiquement des tours que l’on pourra améliorer, afin de résister aux vagues d’opposants débarquant de plus en plus nombreux. Ces envahisseurs se forment de plusieurs « familles ». Ici, exit les soviets, nazis et autres nuisibles tirants, le joueur devra affronter des hippies, rouquins, gnomes, vaches folles … Tous les personnages stéréotypés de la série y passent pour notre plus grand plaisir !

 

Néanmoins, les tours de défense ne seront pas les seules à balancer inlassablement des projectiles divers (que l’on peux améliorer au fil de la progression), sachez que le quatuor de sales gosses peuvent eux aussi s’en donner à coeur joie en fracassant leurs ennemis à coup de boules de neige. Pour s’étendre sur l’amélioration des tours, sachez que cela n’est possible qu’en investissant des pièces gagnées grâce au fruit de votre dur labeur (Quoi ? Dézinguer des gnomes n’est pas un dur labeur ? Vous verrez !). Lorsque vous réussissez à tuer tous vos ennemis avant qu’ils n’atteignent l’autre côté de la map, un bonus se débloque. De même quand le niveau est terminé, toutes vos pièces dépensées pour vos tours sont libérées et vous n’avez plus qu’à la récupérer en respectant le chronomètre.

 

En plus de sa mise en scène barrée, de ses personnages loufoques et de sa bande originale en version originale sous titrée concordant parfaitement avec la série, South Park : Let’s Go Tower Defense Play ! propose quelques surprises qui raviront les aficionados et les joueurs en quête d’un jeu multijoueur pas cher du tout (9 euros). Parmi ces surprises, on trouve des pouvoirs spécifiques qui se complètent bien. Extermination de toutes formes vivantes sur la carte, régénération de la vie et amélioration des pouvoirs, voici quelques éléments qui feront de vos parties en multi, un vrai jeu de stratégie ! Sans parler des trois niveaux de difficultés disponibles, qui modifieront votre approche stratégique.

 

Malgré ses qualités, South Park : Let’s Go Tower Defense Play ! s’avère quelque fois un peu confus durant l’action, puis dispose d’un mode campagne un poil court et manque cruellement d’un tutoriel bien conçu pour pouvoir profiter du jeu à 100%. Mais pas de quoi casser trois pâtes à un canard, sa prise en main est acquise rapidement et les modes multi en ligne et hors ligne additionnés à la chasse aux meilleurs scores et aux bonus, alimenteront à n’en pas douter vos soirées entre potes.

 

Verdict 7/10

 

Les fans de la première heure peuvent être fiers de disposer enfin d’une version tout à fait respectable de la série South Park. Ambiance au poil, graphismes corrects, gameplay addictif et humour décalé, les ingrédients qui font le renom de la série animée sont tous présents et prêt à envahir votre disque dur pour un prix vraiment dérisoire (9 euros). Une aventure à découvrir de toute urgence !

 

 

 

20:34 Publié dans Jeux | Lien permanent

10/11/2014

FIFA 15 : Feel the game et crédits

Le jeu Fifa Ultimate Team (FUT ou FIFA) est un véritable phénomène tant son succès est important. c'est pourtant un jeu de foot classique mais l'engouement des gamers y est impressionnant.

Il y a d'abord le réalisme du jeu : FIFA 15 pousse la ressemblance avec la réalité jusqu'à montrer une pelouse se dégrader en cours de match; la ressemblance des joueurs sur le terrain avec leur modèle grandeur nature est frappante.

L'intelligence artificielle du jeu est très poussée : plus de 600 animations émotionnelles de joueurs sont en vigueur dans le cours du jeu (info : http://www.stat-foot.fr ). Les frappes, les respirations des joueurs, les réactions du public, la vitesse du ballon... Tout est parfaitement rendu graphiquement pour en faire le jeu le plus réaliste de l'univers des jeux vidéos.

Selon son éditeur, EA Sports, la démo en ligne avant le lancement officiel fin Septembre 2014, a été testée par 5 millions de joueurs : prodigieux !

FUT est leader dans son secteur. Pro Evolution soccer tente de refaire son retard accumulé depuis plusieurs années : on va surveiller la nouvelle mouture du jeu... Et football fantasy manager, qui n'a pas la même virtuosité que FUT, a fait une campagne publicitaire d'enfer sur le web et les réseaux sociaux (avec des anciens joueur pro comme Jérôme Rotten en tête d'affiche).

Mais FIFA 15 est un succès incroyable.

joueur-FIFA.PNG

L'innovation, elle vient plutôt de la politique de répression de EA sports concernant l'achat vente de crédits FIFA 15 : depuis des années les gamers pressés de gagner des trophés et de se constituer de grandes équipes (avec Ronaldo, messi, Suarez etc.) achètent directement des crédits auprès des fameux gold farmers du secteur des MMO : l'éditeur vient de vider les comptes des youtubers qui faisaient la promotion des vendeurs de crédits FUT en Angleterre ! Une petite révolution dans ce monde hyper-actif de l'échange/vente de ressources pour les jeux vidéos en ligne.

Ainsi FUT confirme son succès considérable.

Cependant, il ne faut pas que les responsable du jeu en oublient l'aspect technique : des bugs dans FIFA 15 il y en a oui, ils font le tour de la toile d'ailleurs (quand toute l'équipe se trouve au centre du terrain par exemple). Le jeu est de haut niveau mais sans innovation majeure...

A savoir donc, si PES ou fantasy vont remonter à hauteur du jeu dans la prochaine année.

 

 

11:31 Publié dans Jeux | Lien permanent