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01/12/2015

Avis Warhammer 40,000 : Dawn of War II

 On va laisser l'univers du jeu FIFA qui connait un succès grandissant depuis la version fifa 15 (j'en connais qui achètent des crédits jusqu'en Espagne ! )

Il y a quelques années, Relic Entertainment avait pris d’assaut le monde des jeux de stratégie en temps réel avec le premier Dawn of War. Des concepts de base du genre comme miner des ressources avaient sauté pour faire place à un style de jeu plus dynamique. Voilà qu’ils nous reviennent à la charge avec la suite de ce jeu révolutionnaire en poussant encore plus loin les limites du genre.

warhammer.PNGDawn of War II se déroule dans le secteur Aurelia. On incarne un nouveau commandant des Blood Ravens qui a devant lui la tâche d’éliminer la menace des Orks sur les planètes du secteur. Au fil des missions, on découvrira que les Eldar tirent les ficelles afin d’éliminer une menace encore plus grande que les Orks. Il s’amorcera alors une course contre la montre pour développer une arme ultime qui permettra à l’humanité de survivre. Ce qui est différent des autres jeux de stratégie en temps réel, c’est son manque de linéarité. Bien qu’il existe une série de missions pour faire avancer l’histoire, il y a aussi d’autres missions disponibles, un peu comme des quêtes secondaires. Plus les jours avancent et plus la menace est grandissante, donc il faudra bien partager notre temps entre avancer le développement de l’arme ultime et protéger les mondes afin de leur donner quelques jours de plus. De plus, tout dépendant de notre performance lors des missions, on pourra obtenir des déploiements supplémentaires pour la journée, nous aidant ainsi à progresser dans nos objectifs. Cette combinaison fait en sorte qu’on se sent impliqué dans chaque mission et qu’il y a un réel enjeu, car si on échoue une mission, ce n’est pas la fin de la partie, mais on s’en approche un peu plus.

 

Ceux qui ont joué à Company of Heroes reconnaitront immédiatement plusieurs aspects du jeu. On pourrait même dire que Dawn of War II est Company of Heroes dans l’espace. En effet, les points de couverture et les édifices sont présents et ils sont à la base de la stratégie du jeu. En positionnant nos escouades derrière divers objets du champ de bataille comme des murs, des barricades ou dans un trou, ceux-ci bénéficient d’une meilleure défense. De même, on peut aussi entrer dans les édifices pour augmenter notre champ de vision et notre portée de tir. Il faut donc bien utiliser le terrain si on ne veut pas finir en pâté pour chats. Le système fonctionnait très bien dans Company of Heroes et il fonctionne encore très bien dans Dawn of War II.

 

 

Une autre modification majeure apportée au genre est le mélange entre les jeux de rôles et de stratégie en temps réel. On est aux commandes de 5 escouades lors des missions ( apparte : relire la chronique de Command and conquer 4  ) . Pendant celles-ci, ils gagnent de l’expérience et lorsqu’ils montent de niveau, on peut augmenter une de leurs caractéristiques comme les points de vie ou les dégâts. Aussi, il est possible de trouver des pièces d’équipement après avoir tué un ennemi. Ces pièces viennent en différentes qualités avec différents bonis. On peut donc personnaliser nos escouades pour augmenter leurs forces ou leurs faiblesses. Le concept est intéressant, mais il manque un peu de profondeur. Les éléments des jeux de rôles sont très simplifiés et il n’y a pas tant de choix d’équipement que ça. Le tout aurait pu être développé davantage.

 

 

Aussi, le concept de produire des unités est révolu. Les missions débutent avec 4 de nos escouades qui débarquent sur la planète et c’est tout ce dont on aura droit pour compléter la mission. Étant donné qu’on a que 5 escouades disponibles, on se rend vite compte que les stratégies possibles sont limitées. C’est là un gros point négatif contre Dawn of War II puisqu’on a l’impression que chaque mission se joue de la même façon. Nos escouades ne peuvent pas mourir non plus, mais peuvent être en sale état et demeurer par terre sur le champ de bataille dans une mare de sang. Il faut alors aller leur porter secours pour qu’ils rejoignent la bataille. La dynamique habituelle des jeux de stratégie en temps réel n’est pas présente dans Dawn of War II. En fait, on a plus l’impression de jouer à un jeu de rôle qu’à un jeu de stratégie, surtout si on prend en compte qu’il y a souvent un boss à tuer à la fin de chaque mission. Encore une fois, l’idée est intéressante, mais on sent qu’il y aurait pu y avoir beaucoup plus que ce qu’on a.

 

 

Du point de vue graphique, le jeu est vraiment beau. Les personnages sont réalistes et sont bien détaillés. Il en va de même pour les paysages qui sont crédibles et propre à chaque planète. Il faudra cependant une assez bonne machine pour faire rouler le tout. Si votre PC a quelques années, vous risquez de devoir diminuer quelques options. Il en va de même pour la musique. On a droit à un style de musique épique qui colle bien avec la gravité de la situation. Aussi, les unités sont assez bavardes et nous donnent des détails sur la situation présente, comme lorsqu’ils voient des orks ou bien lorsqu’ils s’engagent dans un combat. Ils poussent aussi des cris de guerre et tout ce qu’on pourrait s’imaginer sur un champ de bataille. On a vraiment l’impression d’être au coeur du conflit.

 

 

Il y a aussi un mode multijoueur pour ceux qui voudraient se confronter à d’autres joueurs. Ce mode est un peu différent de la campagne solo en revenant un peu vers les bases des jeux de stratégie en temps réel. Il n’y a toujours pas de base à construire, mais on a quand même un édifice central. Le but n’est pas de détruire la base de l’autre, mais de posséder des points de contrôle pendant un certain temps, comme dans Company of Heroes. D’autres points nous permettront d’obtenir plus de ressources pour appeler de nouvelles unités au combat. Il y a une petite communauté de joueurs, donc ceux qui sont intéressés par l’aspect multijoueurs y trouveront leur comble. Aussi, il est possible de faire la campagne solo avec un ami. Vous aurez alors le contrôle de 2 escouades. Je n’ai pas pu tester cette facette, donc je ne peux pas dire si ça ajoute au jeu ou non. L’option est là pour ceux qui seraient tentés.

 

Warhammer 40K: Dawn of War II est un peu spécial dans le sens où il tente de changer les bases des jeux de stratégie en temps réel. Le vent de fraicheur est le bienvenu, mais bien que la plupart des nouveaux aspects soient intéressants, ils manquent de développement. Il m’est difficile de lui accorder une excellente note puisque j’ai rapidement été confronté au manque de développement de plusieurs aspects. Le jeu est tout de même amusant, mais on sent qu’il manque quelque chose. Ceux qui recherchent quelque chose de différent seront servis.

 

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